DAI RUI & DA WENSAN

 

photo © Tom de Pékin / 2024

photo © Tom de Pékin / 2024

Dai Rui est né en 1953 à la veille des Cent fleurs. Mal nourri pendant la famine du Grand Bond en avant (1959-1961), il souffre de graves malformations. Lui qui rêve, enfant, d’une carrière de calligraphe, il voit son destin basculer en 1966, lorsqu’il se fait écrabouiller les doigts par des Gardes rouges, comme ça, gratuitement. Un mal pour un bien finalement, puisqu’il parvient ainsi à intégrer, en 1973, la Chorale des Paralytiques de la VIII° Armée de route. Il peut alors s’essayer à la poésie classique révolutionnaire (geming gudian shili). C’est aussi là qu’il rencontre Da Wensan, et que débute leur collaboration florissante (quatre pétales et deux pistils).


Fils de l’un des Huit Immortels du Parti Communiste chinois, Da Wensan naît en 1952. Il grandit dans un milieu favorisé jusqu’à un hoquet dans le plan de carrière paternel, qui pousse sa famille à s’installer dans le Xinjiang ; province où, à la même époque, le gouvernement procède à une série d’essais nucléaires. Chétif, rachitique et bizarrement formé (on lui compte alors sept doigts), le jeune Da Wensan peut intégrer brillamment la Chorale des Paralytiques de la VIII° A.R. en 1974. Une page de son destin s’ouvre alors…

 

 
LES FAUX POÈMES CHINOIS

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